Chloé, maroquinière, façonne des pièces uniques

Chloé, maroquinière,  façonne des pièces uniques

De l’idée au sac, détermination et inventivité

La genèse d’une besace ou d’un sac d’escale Éric Tabarly débute par une intuition, une idée, qui sera le moteur du processus de création. En quelques coups de crayon Laura, notre styliste à bord, lui donne forme. Ce premier dessin porte déjà un esprit, une fonction, une spécificité, et une esthétique. Laura partage alors son croquis et ses idées avec Chloé, maroquinière, pour conforter le projet, le préciser ensemble, choisir la matière, de cuir ou de toile, les accessoires, et le faire évoluer vers un premier prototype. A la manière d’Éric Tabarly, travaillant à mettre au point un nouveau bateau avec les équipes du chantier naval, et de la voilerie. Chaque détail doit permettre d’optimiser la fonction et l’utilisation, dans un double objectif : la performance et la résistance.

Chloé fabrique le prototype et travaille avec toute l’équipe pour le peaufiner, l’épurer, jusqu’à ce que l’évidence s’impose. Telle la mise au point d’un bateau qui requiert une succession d’essais, de tentatives, de déceptions et de progrès, afin d’intégrer les innovations. Besace, sac d’escale, trousse de toilette ou écrin à crayon, une nouvelle pièce de maroquinerie pour homme Éric Tabarly est née.

Des matières vivantes et naturelles au cœur de la création

Fabrication des gabarits, découpe manuelle du cuir, le travail de maroquinerie commence sur une grande table, ciseaux en main. Une fine sélection de la matière naturelle permet de choisir la peau qui apportera un rendu optimal, à la fois solide et esthétique. Seule notre maroquinière peut ainsi sélectionner le cuir qui, en plusieurs heures de travail, deviendra une pièce unique, un bagage durable. Des artisans peaussiers italiens nous fournissent des cuirs tannés grâce à des générations de savoir-faire, dans le respect des normes européennes. Chloé va travailler comme on travaille une trajectoire en mer, heure par heure, riche de l’expérience accumulée lors du développement et de la création du sac. Les gestes s’améliorent et s’ajustent, des idées nouvelles viennent parfois compléter le processus de création. Rien n’est jamais figé.

Patience et savoir-faire s’allient pour la préparation des pièces

Une fois coupée, chaque pièce fait l’objet d’une préparation soignée. Il est temps de parer le cuir, c’est-à-dire de l’affiner en son bord pour un assemblage plus élégant. Le filetage réalisé sur certaines pièces souligne la tranche par un trait fin et élégant, signe de la confection haut de gamme du produit. L’embossage permet de marquer le cuir par impression à chaud et d’y laisser une inscription, ou la silhouette d’un voilier, d’une boussole ou encore d’une ancre.

L’assemblage peut ensuite avoir lieu, collé, puis cousu. Le geste accompagne précisément la machine à coudre, alors que l’aiguille trace son chemin point par point. A ce stade, un point de l’aiguille en trop marquerait définitivement la peau.


La tranche du cuir fait l’objet d’un soin particulier : la teinture de tranche est précédée du ponçage, puis vient l’astiquage au chiffon. Rivets ou pieds de sacs sont appliqués à la presse manuelle. La qualité du produit fini se mesure à la finesse de ces opérations.

Enfin, besace, sac d’escale, trousse de toilette ou écrin à crayon, la pièce est nommée et numérotée par Chloé, à la main sur une petite carte.

 

Parole de passionnée : Chloé, maroquinière pour Éric Tabarly

« Je pourrais ne jamais m’arrêter tant j’aime apporter ce soin aux finitions qui fait de nos produits des œuvres uniques et belles. Je ne dirais pas parfaites, car le cuir est une matière naturelle vivante, et une irrégularité dans le grain du cuir, une ride un peu plus prononcée est le signe que la qualité du traitement de la peau n’a effacé ni ses marques de vie ni son caractère, mais l’a au contraire révélé, pour lui donner son âme, sa valeur et son unicité. »

Des pièces uniques et vivantes pour le quotidien de l’homme
« Il faut de l’audace pour proposer des pièces réalisées de façon complètement artisanale, dont chaque étape de fabrication est minutieuse et essentielle. On ne rattrape pas une étape réalisée approximativement. Chaque touche compte pour un résultat au top de la qualité et de la robustesse. »

Le produit coup de cœur ?
« Le porte-documents Yum porte le nom de Pen Duick lors de sa mise à l’eau en 1898. En cuir de vachette lisse, sobre et élégante, elle constitue pour moi un bel exemple d’aboutissement ! En quelques semaines, elle s’est déjà imposée comme une évidence dans la collection Tabarly. Sa conception n’a subi que peu de modification depuis le premier prototype, signe d’un design réussi et d’un travail abouti. Mon travail pour Éric Tabarly fait appel à chacune de mes expériences précédentes : j’ai ainsi le sentiment de mobiliser tout mon savoir-faire acquis au sein de marques de luxe, puis pour ma propre marque. C’est à la fois valorisant et passionnant ! »

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